C'est en chantant que vienne les idées...

C'est en chantant que vienne les idées...
"C'est en chantemps que vienne les idées..."

Le miroir est posé, devant moi à mes pieds
La lumière est entrée, mon reflet est bouche bée.

Aujourd'hui j'ai dix ans, je vois filer le temps
Le temps est une idée, un espace entre les goûters.
Et j'aime voir dériver les feuilles des arbres en automne
Sur l'eau qui, on m'a dit, avait pris tout son temps, pour descendre jusqu'ici...

Le temps est un souvenir comme celui de mon grand père,
Mort il y a longtemps auprès de la rivière,
Aujourd'hui j'ai quinze ans, je vois filer le temps
Le temps est un sentiment, un espace entre les baisers
Et j'aime voir passer les feuilles des arbres en automne
Dans le vent qui, on m'a dit, fait ainsi pour faucher des vies...

Le temps est une douleur comme celle qu'on oublie au fond d'un tiroir,
D'une lettre d'amour mais d'adieu apportée par le vent, un soir,
Aujourd'hui j'ai vingt ans, je vois filer le temps
Le temps est un acte, un espace entre les nuits d'amour.
Et j'aime voir tomber les feuilles des arbres en automne
Avec la pluie qui, on m'a dit, était toutes nos larmes enfouis dans nos c½urs...

Le temps est un tarif comme celui d'une place de ciné
D'un billet d'opéra, où d'une note de restaurant chic et branché,
Aujourd'hui j'ai trente ans, je vois filer le temps
Le temps est un contrat, un espace entre les flux boursiers
Et j'aime voir mourir les feuilles des arbres en automne
Dans la terre qui, on m'a dit, ensevelie tout les corps...

Le temps est une chance comme une renaissance,
Un renouveau de jeunesse, un second souffle de vie,
Aujourd'hui j'ai soixante ans, je vois filer le temps
Le temps est une étape, un espace entre les médicaments
Et j'aime voir se soulever les feuilles des arbres en automne
Par des hommes qui, on m'a dit, faisait de leur vie cette besogne...

Le temps est un regret comme une photo ratée
Une pellicule brouillée, un appareil cassé
Aujourd'hui je n'ai plus d'âge, je vois s'arrêter le temps
Le temps est une vie, un espace entre la naissance et la mort
Et je hais voir les bourgeons devenir des feuilles nouvelles
Par le printemps qui, on m'a dit, oubliait la tristesse de l'automne...

Le miroir s'est cassé, devant moi à mes pieds
La lumière est partie, mon reflet est mortifié

Aujourd'hui j'ai dix ans, j'ai vu filer le temps
Le temps est une idée, un espace entre les pensées
Et j'aime voir passer les feuilles des arbres en automne
Dans le vent qui, je le sait, un jour fauchera ma vie...

# Posté le samedi 03 juin 2006 12:24

Lettre du coeur, coursier dans l'erreur... ( seulement pour esprit rêveur !! )

In Libris, au reste du monde...

« Dans le c½ur des gens traîne les souvenirs d'antan... »

Peu de tragédies émeuvent le c½ur des gens,
Peu de sourires imprègnent leur sang,
Peu de douleurs captivent leurs sens,
Peu de souvenirs soulignent leur innocence.

Cependant...

Cependant, il existe une leçon que l'on retient tous, une tragédie que l'on ne peut oublier, une douleur qui déchire notre être... Un souvenir qui nous fait rire, des sourires dans un soupir...
Je vous parle encore d'amour, triste n'est ce pas ?
Que peut on faire contre un c½ur qui n'oublie pas, et un esprit qui, dans le besoin n'est jamais là...
On l'a aimé, au début car elle avait cette lumière de l'intelligence, la beauté d'une nature nouvelle et la grâce de la soie sous une brise de printemps...
Ici le passé est derrière, le futur était à venir et l'instant, un véritable cadeau, c'est pour cela qu'on l'appelait présent.
L'amour se découvre, se cache, se perd, joue avec nos nerfs mais se plait à se glisser dans les bras de celle que l'on aime...
On sait... on le sait...
Pourtant vient le jour d'une colère passagère, d'un imprévu, d'une décision...
Et on l'a perd... Pourquoi ?
Parce que l'on croit que l'amour est un mur invincible...
Mais il n'est fait que de sentiment humain...
Alors on s'énerve, on se dit que c'est sa faute, puis on repense à tout cela et on voit bien que la seule erreur commise est celle d'avoir trop d'orgueil...
Elle est partie pour le bonheur de ses enfants, me laissant seul avec mes sentiments...
J'ai dit oui, va t'en, je t'aimerais quand même...
Et je l'aime encore mais je sais que je ne dois pas...
Elle me dit que son seul bonheur est de s'imaginer dans mes bras, c'est mon enfer et mon tourment...
Elle dit que la chaleur de mes mots et la douceur de mes doigts lui manque comme un c½ur à un corps...
Et tous les soirs, elle se donne à son nouvel amant...
Alors que faire ? je vis déjà dans un monde imaginaire, je ne veux pas d'une douleur réelle qui essouffle ma prison de rêves...

In Libris, perdu dans les sentiments...
Lettre du coeur, coursier dans l'erreur... ( seulement pour esprit rêveur !! )

# Posté le mercredi 21 juin 2006 21:40

Modifié le mercredi 21 juin 2006 22:03

Et InLibris découvrit les fautes d'orthographes !!!

Et InLibris découvrit les fautes d'orthographes !!!
Tout à fait désolé !!!

# Posté le mercredi 21 juin 2006 22:08

L'a-mourant

L'a-mourant
Invisible dans le décor des fêtes où l'on se colle
Celle dont on oublie le prénom dès le premier coup de langue
Les plus belles sont mes amies, celle dont on raffole
Je suis de ses filles que l'on prend quand aucun c½ur ne tangue


Ô grandes conquêtes et vastes ébats amoureux
Que lorsque dans mes bras vous demandez s'il y a mieux
Pour faire naître milles envies
Dans les corps de vos futures petites amies


Refrain : Je suis de celle dont on se sert
Sans que j'expose grande rébellion
Que l'on traite de tous les noms
Quand je ne veux pas servir de dessert


Qu'a fait de moi l'amour pour être aussi bête
Que de vouloir tendresse en aimant tant les garçons
Qu'ai-je fais de l'amour pour qu'il prenne la sauvette
A chaque regard croisé que je crois voir rempli d'émotion


Je suis celle qui scintille dans toutes les soirées
Par un humour imbécile de rire à vos plaisanteries
Je suis celle qui se tait, qui sait se faire aimer
Mais qui dans votre lit n'est rien de plus qu'une sauterie

Refrain : Je suis de celle dont on omet
D'apercevoir ou même d'aimer
Qui nie d'avoir envie d'être un cliché
Mais qui rêve toutes les nuits d'un je t'aime passionné


Je fais partie de celle que l'on chambre à tout va
Alors que dans la chambre tout n'allait pas
C'était souvent pour certains la première fois
En ce qui me concerne, moi, l'une des nombreuses dernière fois

Je suis de celle que l'on oubliera
Quand marié vous ressasserez tout cela
Vos anciennes amourettes et aventures d'un soir
En oubliant encore une fois que l'amour se fait à deux amants...
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# Posté le dimanche 06 août 2006 12:50

Et vous ?

Et vous ?
Et vous ? Qu'auriez vous fait ? Quand elle est là, la réponse... L'auriez vous ouverte cette porte ? Auriez vous osé ? Auriez vous compris ? Vous l'auriez accepté ?
Moi je l'ai fais... J'ai posé la question que tout le monde se pose et j'ai eu la réponse...
Aujourd'hui je pends au bout d'une vulgaire corde à linge attachée à la poutre du salon...

L'histoire commence en avril. Le printemps a fait son nid et les fleurs ont déjà bien poussé. La senteur dégagée par tous ces végétaux couvrent l'air pollué tel une bombe Airwicks dans des toilettes nauséabonds. J'ai acheté cette vieille maison, ma femme m'a quitté et j'ai encore oublié la chasse d'eau des toilettes. Elle est cassée... elle se casse toujours...

...comme toutes les femmes que j'ai pu avoir...

C'est dur d'imaginer que quelqu'un nous attends quelque part dans ce monde. C'est encore plus dur d'imaginer que ce « quelqu'un » n'est souvent autre que vous-même... Enfin quoiqu'il en soit je ne crois pas qu'il faut chercher à comprendre. Moi je crois que nous avons chacun une place dans ce monde. Nous devons l'assumer seul ou pas. Néanmoins j'ai l'impression que ma place, elle, nécessite seulement à boucher les fuites. Je suis plombier. On dit que le travail que l'on fait représente bien la personnalité que l'on a.

J'ai pas réussi à faire le lien...

Maintenant que cette fuite est bouchée (jusqu'à quand ? bonne question) je me déplace vers les marches devant l'entrée de ma maison. Du bois. Elles sont faites en bois. Je m'amuse parfois à me demander ce que pensait l'arbre auquel on a soutiré ces planches. Réfléchissait il à sa condition d'être arboricole ? Réfléchissait il tout simplement à la seule question à laquelle toute l'humanité s'est toujours posé ? La seule et unique question : qui sommes nous ?
Et d'ailleurs qui suis-je ? J'ai beau levé les yeux au ciel, les étoiles ne répondent pas... Cette immensité doit bien rire de nos préoccupations temporaires. Elle qui a vu tant...Nous qui voyons si peu... si peu... si peu ? Qu'est ce que sait là-bas ?

Au fond du jardin, le contre jour me dévoile une petite bosse dans le sol. C'est vrai, vous allez dire une bosse dans un jardin c'est normal... mais une bosse rectangulaire ça, ça l'est moins.
En quelques foulées j'atteins le petit monticule. A grand coup de pied je fais sauté la terre. Sous elle se cachait une petite trappe de bois. Une poignée permettait de l'ouvrir et d'après le peu d'effort que j'ai eu pour l'ouvrir je pus en conclure qu'elle était faite pour être ouverte.

Descendant délicatement les marches, je vis, arrivé en bas, une petite salle blanche. Au milieu trônait une porte blanche. Banal. La chose moins banale c'est que cette porte tenait sans aucun support. Elle était là. Point. J'entrepris de faire le tour pour éclaircir ce mystère. Une porte c'est tout. Parfois la curiosité l'emporte sur la peur. Ma main s'approcha de la poignée quand sur la porte, s'inscrivit en petites lettres noires : « pose ta question »
Malgré mes 45 ans le 100 mètres que je fis aurait pu être médaille d'or aux J.O.
Décidant de refermer la trappe, j'entrepris de remettre la terre où elle était et d'oublier aussi vite que possible les hallucinations que j'avais eu...
C'est ainsi que septembre arriva, l'automne de toutes les réponses.

La pluie tombe aussi vite que le moral. Et les questions remontent à la surface aussi vite que les cadavres. La pluie a renversé la terre. Désormais de ma fenêtre je ne vois qu'elle. La trappe. Cette endroit qui pose des questions ou plutôt qui en demande... En un instant j'ai compris. La chance de savoir. Je suis déjà trempé alors que je n'ai pas parcouru la moitié du chemin. La trappe comme l'autre fois s'ouvre tout aussi facilement. Hors du temps et de l'usure. La porte blanche est toujours là. Je m'efforce de ne pas trembler. Ma voix prononce assez faiblement une petite question : « qui suis-je ? ».
La porte semble s'éclairer. Elle m'attire à elle, je le sens. Ma main se pose sur la poignée. Froide comme la mort.
D'un seul coup, j'ouvre la porte.

Et voilà, pendu à la poutre. Les yeux horrifiés. Pas par ma mort. Par ce que j'ai vu...
Derrière cette porte. La réponse. C'était un miroir. Et j'ai accepté. Le reflet était tel que je suis vraiment. Tel que nous sommes vraiment. Des monstres...
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# Posté le dimanche 06 août 2006 13:19

Modifié le lundi 14 août 2006 07:43